André Beaunier,
Joseph Joubert et Tahiti
“ Qui peut le voir descendre sous l’horizon sans avoir le cœur réjoui par cette pensée : il se lève pour Otahiti ? » C’est la première esquisse d’un couplet que Joubert a maintes fois repris ; et, mieux, c’est le refrain de son enchantement. Tout le secret de la navigation, qui lui est révélé, l’amuse ; et le changement des conditions de la vie le divertit : « C’est dans le ciel que le vaisseau trace sa route aux ïeux du pilote... Et, pour connaître son chemin, il faut le lire dans les astres. Pour se conduire, le nocher ne doit pas regarder à ses pieds, mais sur sa tête. » ”
