Résumé

François Sacase Eloge de M. d'Aldéguier : lu en séance publique… (1868)

Dans ces acquisitions choisies, M. d'Aldéguier fut surtout dominé par une double prédilection. Homme dégoût, il recherchait les beaux classiques de l'antiquité latine, et puis subissant, avec une candeur que rien ne troubla jamais, toutes les séductions de la terre natale, et y découvrant d'ineffables prestiges , il se mettait en quête de tous les documents qui pouvaient en éclairer l'histoire, lui apprendre quelque chose sur ses institutions, ses monuments et le passé de ses familles illustres , devenir en un mot un aliment pour ses plus chères illusions.
Source : Gallica

François Sacase Eloge de M. d'Aldéguier : lu en séance publique… (1868)

Nul ne devait justifier davantage ce souci vigilant et pieux que M. d'Aldéguier , et c'est bien lorsqu'une vie a été comme fut la sienne , pleine d'œuvres utiles et de savants labeurs, soutenue par le lien des austères devoirs et rehaussée par ces mœurs simples qui commandent le respect, qu'il sied à ceux qui en ont été les témoins, d'en évoquer le souvenir et de redire ce que valait celui qui, pour un si grand nombre , repose déjà oublié dans la mort. L'Académie lui est d'autant plus redevable de cet hommage , que , de son vivant, il ne lui épargna pas les siens
Source : Gallica

François Sacase Eloge de M. d'Aldéguier : lu en séance publique… (1868)

Notre confrère s'attacha en effet de plus fort à ces études libres et désintéressées qu'il avait toujours poursuivies avec la passion de la curiosité , et désormais il leur fit encore une plus large part dans l'emploi de la vie.
II chercha aussi des diversions puissantes. Il refit tous les ans son voyage des Pyrénées, et on sait qu'il allait faire sa station à Bagnères quand tout le monde en était parti. Ceux pour qui le bruit est le plaisir suprême ne peuvent comprendre ce
charme d'une absolue solitude que goûtait fort M. d'Aldéguier.
Source : Gallica

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