Claude Dussaussoy de Champlecy

Résumé

Claude Dussaussoy de Champlecy Considérations nouvelles sur le journalisme… (1855)

Ainsi le journalisme, brandon de discorde du repos public, éclipse de l'éclat de la littérature et des sciences, précepteur pernicieux en morale, que pourrait-il faire de mieux que de cesser d'écrire? Le journalisme me demandera ce qu'il deviendrait : il pourrait aller mêler ses éléments de discorde à ceux des agents d'affaires; il mettrait simplement alors le désordre dans les familles, calamité moins grave que celle d'agiter l'Etat.
Aujourd'hui le journalisme est au faîte de sa puissance : le peuple y soupire devant l'hiérarchie, le riche y nourrit son hebetitude
Source : Gallica

Claude Dussaussoy de Champlecy Considérations nouvelles sur le journalisme… (1855)

N'en soyez point étonné, me dit quelqu'un, c'est un homme absorbé par la lecture des journaux. Le lendemain, j'étais invité à une soirée; le moment de m'habiller arrivé, mon coiffeur brûla trois boucles à mes cheveux, égaré par un feuilleton qui le faisait mourir d'amour pour une princesse. Les objets de ma toilette me manquant, j'envoyai chez le génie protecteur de mes bas, se pâmant sur la lecture de deux amants qui s'étaient asphyxiés; et ma blanchisseuse, au lieu de préparer mon linge, avait couru vendre sa chemise pour entendre un acteur dont elle avait lu l'éloge dans le journal.
Source : Gallica

Claude Dussaussoy de Champlecy Considérations nouvelles sur le journalisme… (1855)

Mais que l'esprit sage se rassure : le journalisme ne tardera pas à crouler ; il a déjà encouru le ridicule, précurseur de toutes les chutes. Chaque siècle a eu une idée fixe ; les siècles des croisades, de la chevalerie errante, des troubadours, se sont succédés et éclipsés tour à tour : le journalisme règne, son règne passera aussi
Source : Gallica

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