Résumé

Opinion d'un paria politique sur les prochaines élections (1837)

C'est, au reste, une bien grande et difficile question, que celle de savoir, si l'excès de civilisation dans les moeurs, l'excès de culture dans les lettres et les arts, est un bien ou un mal. — Je connais de si puissantes autorités pour et contre, que ce n'est pas moi qui me chargerai de la résoudre; mais vous éleveriez autant de tribunes que vous avez d'orateurs pour prêcher et exalter le progrès, que vous ne parviendriez pas à créer la moitié des hommes de science et de génie que cet admirable siècle a produits.
Source : Gallica

Opinion d'un paria politique sur les prochaines élections (1837)

Je tiens pour démontré que le journalisme dont je parle est l'ennemi né de l'ordre et de la stabilité ; que les révolutions qui l'ont créé peuvent seules le maintenir, et qu'il est de son intérêt de les perpétuer. — Les catastrophes sont sa vie, les tempêtes son élément, et personne ne contestera que, dans un état de profonde paix, les journaux dont je parle perdraient les deux tiers de leurs abonnés.
Source : Gallica

Opinion d'un paria politique sur les prochaines élections (1837)

Electeurs qui, à tort ou à raison, inclinez vers l'opposition de gauche, mais qui n'avez promis ni juré de mourir dans l'impénitence finale, je pourrais, dans le but de réveiller vos souvenirs, vous montrer dans votre ville même, sur ces places que foulent vos pieds avec tant de sécurité, les échafauds que la république y avait dressés, les hécatombes de victimes qu'elle y a immolées et qu'elle sacrifierait encore !
Source : Gallica

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