Résumé

Les Journaux irréligieux devant la conscience et devant l'honneur… (1879)

Des choses écoeurantes se passent dans ce journalisme sans mission, comme sans conscience. Un journaliste, garçon sans esprit ni savoir, est par là même à la merci de pédants inoccupés qui verseront leur fiel dans sa feuille. — Un même journal, selon qu'il sera acheté par un parti ou par l'autre, aura un langage absolument différent. Comme ces bandes de mercenaires que l'histoire nous montre, au Moyen-Age, servant tour à tour les deux camps opposés, ainsi un même journal aura pour sa part servi trois ou quatre politiques et suivi trois ou quatre drapeaux.
Source : Gallica

Les Journaux irréligieux devant la conscience et devant l'honneur… (1879)

Il fait l'oeuvre que le professeur Michelet avait tant à coeur : « Demander sans relâche que l'Eglise soit chassée de la famille, de l'école et de l'Etat. »
Eh bien ! Cette besogne est une besogne perverse.
Elle est perverse, car une nation sans Dieu est une nation perdue ; un peuple sans Dieu est un peuple abruti dont les sauvages eux-mêmes auraient horreur ; la famille sans Dieu ne connaîtra plus la vigueur du devoir, ni la noblesse de sa destinée ; l'enfant sans Dieu sera la proie du vice et bientôt l'amère désolation des siens.
Source : Gallica

Les Journaux irréligieux devant la conscience et devant l'honneur… (1879)

Comme tous ces lâches ont bien le mot d'ordre : ÉTOUFFER LE CATHOLICISME DANS LA BOUE !
Maintenant, catholique, j'arrive à vous. Je vous suppose ici lecteur et abonné de l'un de ces journaux anti-religieux ; de grâce, n'esquivez pas dans un malentendu, ne dites pas que votre journal est loin d'être de la nuance gros rouge tracée plus haut, qu'il se prétend même ami de la religion et nullement son accusateur et son salisseur. C'est là une phrase connue et une ruse devenue vulgaire : On n'en veut pas à la religion, à Dieu ne plaise ! on n'en veut qu'au « cléricalisme ; »
Source : Gallica

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