Résumé

Edmond Chevrier Le Général Joubert, étude sur sa vie… (1860)

Plus nous allons, plus l'ennemi se resserre ; nos armées se joignent, mais l'ennemi s'approche de son centre, et combien de chances favorables pour l'attaque n'aura-t-il pas sur nous ! Nous laissons de droite et de gauche des villes fortes, des pays à contenir, des habitants qui nous haïssent cordialement. Nous faisons la guerre sans argent; nos armées se fondent, point de recrutement, un mauvais esprit dans les départements. Je prévois que nous devons avoir la paix ou des revers; La fortune change de parti, et je n'ai jamais espéré en vain la victoire après que nous avons été battus.
Source : Gallica

Edmond Chevrier Le Général Joubert, étude sur sa vie… (1860)

C'est ainsi que Joubert est la personnification la plus pure de ce patriotisme, de cet esprit héroïque qui enfanta les merveilleuses victoires de l'armée d'Italie en 1796, de cette bourgeoisie qui a produit presque tous les hommes éminents parmi les amis sincères et modérés de la Révolution. Il représente fidèlement cette génération ardente et généreuse qui crut arriver en un instant au but que les nations n'atteignent qu'après de longuesépreuves : la liberté sous la loi, le gouvernement de tous par tous, l'égalité par une hiérarchie harmonique.
Source : Gallica

Edmond Chevrier Le Général Joubert, étude sur sa vie… (1884)

Le plus jeune des généraux de division, j'ai soutenu tout l'effort du général en chef de l'armée ennemie ; j'ai fini par détruire son corps : on ne me pardonnera pas cela. Mon opération sur Trente est de la dernière difficulté. Si je succombe, ce qui est très possible, on me le pardonnera moins encore. Plus je réfléchis, moins je me trouve à ma place ; tout, jusqu'au succès, me désespère. Encore une fois, dès que je vois, jour, je me débarrasse de tout ce fardeau et je quitte le métier. Je suis né pour les armes et non pour le commandement.
Source : Gallica

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