Paul Fesch, Au pas de charge : d'Arcole aux Pyramides… (1902)
“ Au moment où ils se disposaient à la franchir, l'ennemi, filant dans le fossé, prend la brèche à revers. Un feu intense parti des rues, des barricades, des maisons, arrête les plus intrépides. Des cris proférés on ne sait par qui se font entendre dans les rangs ; le « sauve qui peut! » retentit; l'on se croit perdu, et ces soldats si audacieux, effrayés tout à coup, reculent dans une affreuse confusion. Vainement Bonaparte envoie des guides à pied pour rétablir le combat : ils sont enveloppés par les fuyards ; le général Lannes est blessé à la tête en essayant de rallier un régiment. ”
