Résumé

Pierre Giguet Histoire de la campagne d'Italie… (1853)

Aussi longtemps que l'on défile dans les rues de Vérone l'armée est saisie d'ne émotion douloureuse. On fait donc retraite !
en abandonne donc l'Adige, on livre donc aux généraux victorieux, le Mantouan, le Milanais, l'Italie ! Mais à peine la porte franchie, ces cruelles réflexions font place à l'espérance ; la tête de colonne tourne à gauche et l'on descend en silence les bords du fleuve jusqu'à Ronco ; on voit le pont, le plan de Bonaparte se dévoile, la confiance renaît dans tous les cœurs.
Source : Gallica

Pierre Giguet Histoire de la campagne d'Italie… (1853)

Ces braves, malgré la mitraille, parcourent le lit du fleuve, examinent les redoutes et yiennent annoncer qu'il est partout guéable.
L'armée se range comme s'il n'y avait pas eu de cours d'eau entre elle et ses adversaires. Pendant que son artillerie, soutenant une nuée de tirailleurs, sillonne leur camp et fraye le chemin aux divisions Guieu et Bernadotte, chaque demi-brigade déploie un de ses trois bataillons, ayant les deux autres en colonnes serrées sur les ailes. Toutes s'ébranlent par échelons ; la cavalerie, derrière les échelons, comble les intervalles entre les masses d'infanterie.
Source : Gallica

Pierre Giguet Histoire de la campagne d'Italie… (1853)

En est-il qui préféreraient retourner sur le sommet de l'Apennin et des Alpes, essuyer patiemment les injures d'une soldatesque esclave? Non! il n'en est pas parmi les vainqueurs de Montenotte, de Millesimo, de Dego, de Mondovi. Tous brûlent de porter au loin la gloire du nom français ; tous veulent humilier les rois orgueilleux qui osaient méditer de nous donner des fers ; tous veulent dicter une paix glorieuse et qui indemnise la patrie des sacrifices immenses qu'elle a faits.
Source : Gallica

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