Albert Millaud,
Voyages d'un fantaisiste : Vienne…
(1873)
“ De Riva jusqu'à Trente, la route qui se fait moitié en voiture, moitié en chemin de fer, parcourt une large vallée, entourée de hautes montagnes boisées et semée de quelques petits lacs dont l'eau bleue plaît à l'œil et les truites au goût. Je ne connais rien de bon comme une truite toute fraîche, mais les truites sont comme les montagnes : elles deviennent parfois un abus. A Trente, l'ennui vous prend à la gorge, une fois hors du wagon. Une ville sans boutiques, faiblement éclairée de quelques becs de gaz et perdue dans les montagnes. ”
