Résumé

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Les lettres ardentes de Napoléon à Joséphine… (1935)

La chaleur est excessive. Mon âme est brûlée. Je commence à me convaincre que, pour être sage et se bien porter, il ne faut pas sentir et ne pas se livrer au bonheur de connaître l'incomparable Joséphine.
Tes lettres sont froides ; la chaleur du cœur n'est pas à moi. Pardi! je suis le mari. Un autre doit être l'amant. Il faut être comme tout le monde. Malheur à celui qui se présenterait à mes yeux avec le titre d'être aimé de toi !. Mais tiens, me voilà jaloux. Bon Dieu ! je ne sais pas ce que je suis ! mais ce que je sais bien, c'est que, sans toi, il n'est plus ni bonheur, ni vie.
Source : Gallica

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Les lettres ardentes de Napoléon à Joséphine… (1935)

L'Enfer n'a pas de supplice ! Ni les Furies, de serpents ! Vous ! Vous! Ah! que sera-ce dans quinze jours?. Mon âme est triste; mon cœur est esclave, et mon imagination m'effraie. Tu m'aimes moins ; tu seras consolée. Un jour, tu ne m'aimeras plus; dis-lemoi; je saurai au moins mériter le malheur. Adieu, femme, tourment, bonheur, espérance et âme de ma vie, que j'aime, que je crains, qui m'inspire des sentiments tendres qui m'appellent à la Nature, et des mouvements impétueux aussi volcaniques que le tonnerre. Je ne te demande ni amour éternel, ni fidélité, mais seulement.
Source : Gallica

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Les lettres ardentes de Napoléon à Joséphine… (1935)

Pour moi, t'aimer seule, te rendre heureuse, ne rien faire qui puisse te contrarier, voilà le destin et le but de ma vie.
Sois heureuse, ne me reproche rien, ne t'intéresse pas à la félicité d'un homme qui ne vit que de ta vie, ne jouit que de tes plaisirs et de ton bonheur. Quand j'exige de toi un amour pareil au mien, j'ai tort : pourquoi vouloir que la dentelle pèse autant que l'or? Quand je te sacrifie tous mes désirs, toutes mes pensées, tous les instants de ma vie, j'obéis à l'ascendant que tes charmes, ton caractère et toute ta personne ont su prendre sur mon malheureux cœur.
Source : Gallica

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