Prince-évêque

Définition et enjeux

Portrait de Charles Le Beau Charles Le Beau Histoire du Bas-Empire. Tome 04 (1836)

Pour le donner au monde, il était besoin de la rencontre d'un prélat et d'un prince également extraordinaires: il fallait un évêque digne de représenter la majesté divine par l'éminente sainteté de sa vie, par la sublimité de son génie, par une fermeté prudente et éclairée, par la force d'une éloquence invincible, autant que par l'autorité de son caractère: il fallait aussi un empereur vraiment pieux, humble dans la grandeur, mais assez relevé par ses qualités personnelles, pour s'abaisser sans s'avilir.
Source : Gutenberg

Portrait de Hippolyte Taine Hippolyte Taine Les Origines de la France contemporaine…

Une fois institué et sacré, quand l’évêque, dans le chœur de sa cathédrale, au chant des orgues, sous l’illumination des cierges, à travers les fumées de l’encens, vient, en pompe solennelle [32] , s’asseoir « sur son trône », c’est un prince qui prend possession de ses États, et cette possession n’est point nominale ou partielle, mais réelle et totale. Il tient en main « la superbe crosse que les prêtres de son diocèse lui ont offerte », en témoignage et symbole de leur obéissance volontaire, empressée, plénière
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