Résumé

La vie de Saint-Bernard, abbé de Clairvaux (1870)

Alors saint Bernard se souvint de la prière qu'il avait faite à Viterbe, il s'affligea de la perle qu'il allait faire quoiqu'il se réjouit de la gloire où il jugeait bien que son frère allait entrer. Il comprit que les remèdes ne pourraient retenir un homme que le ciel attendait depuis si longtemps, et Gérard sentit lui-même que l'heure était venue de quitter un frère avec qui les nœuds d'une tendre amitié l'avaient uni depuis vingt-cinq ans, et dont la mort seule pouvait le séparer.
Source : Gallica

La vie de Saint-Bernard, abbé de Clairvaux (1870)

Grégoire prit le nom d'Innocent, et Pierre celui d'Anaclet. Le premier était recommandable par sa sagesse et par ses vertus, l'autre par sa puissance et par ses richesses.
Chacun de ces deux cardinaux avait ses partisans; mais la justice et la sainteté, comme c'est
fordinaire, donnaient à Grégoire bien moins d'amis que la force et la fortune n'en donnaient à Pierre de Léon.
Source : Gallica

La vie de Saint-Bernard, abbé de Clairvaux (1870)

D'ailleurs, comme Anaclet occupait dans Rome tous les endroits capables de résistance, les troupes du roi Lothaire, qui n'étaient que deux mille hommes, donnaient peu d'espérance de forcer l'antipape dans ses retranchements. Peut-être s'étonnera-t-on que ce prince eût amené d'Allemagne un si faible secours ; mais le rétablissement du pape n'était pas sa plus grande affaire : il voulait avant toutes choses s'en faire couronner empereur.
Source : Gallica

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