Résumé

Saint Marcoul, abbé de Nanteuil… (1854)

UNE pieuse tradition nous apprend que les rois de France Très-Chrétiens obtinrent du Ciel, par les mérites et par la puissance de saint Marcoul, l'insigne privilège de guérir cette hideuse maladie des écrouelles ou humeurs froides, connue encore sous le nom de mal-royal ou de St-Marcoul. Tout le monde sait avec quel pieux zèle une foule de pèlerins viennent à Corbeny demander à Dieu, par l'intercession du saint abbé, la guérison de cette infirmité. Il était à regretter de n'avoir pas à leur offrir une vie complète de ce bienheureux confesseur de Jésus-Christ.
Source : Gallica

Saint Marcoul, abbé de Nanteuil… (1854)

Les Normands ne bornèrent pas leur fureur à s'attaquer aux richesses et à s'emparer de tout ce qu'ils pouvaient enlever : on les vit, dans leur rage, égorger les populations , faire endurer aux vaincus les supplices et les tortures les plus atroces, et massacrer des communautés religieuses tout entières.
A l'approche de ces terribles ennemis, les religieux de Nanteuil s'enfuirent de leur abbaye, emportant avec eux les restes de leur saint fondateur qu'ils voulaient soustraire à l'impiété desbarbares. De sorte que quand les Normands arrivèrent au monastère, ils le trouvèrent vide.
Source : Gallica

Saint Marcoul, abbé de Nanteuil… (1854)

Touché de compassion en entendant ces paroles, saint Marcoul, qui était plutôt préparé à la miséricorde et au pardon qu'à la vengeance, s'approcha de l'endroit où gisait inanimé le malheureux chasseur, et ayant replacé de ses propres mains les entrailles du jeune homme dans leur endroit naturel, il s'agenouilla et prononça cette prière: « Seigneur Jésus-Christ, qui avez dit à vos apôtres : « Je suis la résurrection et la vie, » laissez-vous fléchir par les supplications de votre serviteur; ayez pitié de ce malheureux jeune homme à qui un moment d'emportement vient de coûter si cher.
Source : Gallica

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