Résumé

Jean-Baptiste Chère Panégyrique de Saint-Claude, confesseur… (1868)

Laissez donc, mes frères, laissez l'humble abbé trembler devant cette dignité du Pontife, qui fait l'homme ici-bas semblable au Fils de Dieu, héritier de son sacerdoce et prince dans son Eglise : c'est le mouvement de la grâce de Dieu en lui. Laissez-le tout entier à la considération de sa faiblesse : cette faiblesse va devenir sa force, car le saint n'est jamais plus près d'opérer de grandes choses que quand la vue de son impuissance le renverse et l'abat : c'est alors qu'il se relève plein de la vertu même de Dieu, prêt à tout, instrument merveilleux dans les mains de la Providence.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Chère Panégyrique de Saint-Claude, confesseur… (1868)

Église cathédrale de Saint-Claude, tu es l'autel de notre pontife, le siège de notre maître particulier de la vérité, le trône du prince spirituel qui nous gouverne ; par toi, nous formons, multitude de fidèles, une unité
sainte et vivante, fondue, en l'unité de Rome, dans ce beau tout un et indivisible qui est l'Église de JésusChrist; aussi, église de Saint-Claude, cité épiscopale, tu peux être fière de ta grandeur: Dieu a fait pour toi tout ce qu'il pouvait faire.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Chère Panégyrique de Saint-Claude, confesseur… (1868)

Saint Claude, pendant sa vie mortelle, avait bien pu se soustraire à la gloire ; mais Dieu, au temps marqué dans ses conseils, la fit sortir éclatante de l'humble pierre de son sépulcre. Après saint Martin, le grand thaumaturge des Gaules, et le saint le plus longtemps populaire de notre pays, il n'en est peut-être pas dont le tombeau ait été aussi glorieux que celui de saint Claude. Dieu l'a exalté en proportion de son humilité, de telle sorte qu'à chacun des divins abaissements de sa vie mortelle correspondît un degré nouveau de gloire dans l'Eglise.
Source : Gallica

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