Abbaye de Luxeuil

Définition et enjeux

Jules Finot La mainmorte dans la terre de l'abbaye de Luxeuil (1880)

DANS LA TERRE DE L'ABBAYE DE LUXEUIL. 17
est aujourd'hui la. malheureuse position des villages et hameaux dépendants de Luxeuil ; depuis trente années que le suppliant est pourvu de cette abbaye, il n'y a vu que des hommes lourds, indolents, découragés et abattus, des terres incultés, une culture absolument négligée, nul commerce, point d'émulation et une apathie générale; tandis que les habitants des villages libres, leurs voisins, sont vifs, actifs, laborieux; leurs terres sont bien cultivées et rendent d'abontantes récoltes
Source : Gallica

Jean-Martial Besse Les moines de l'ancienne France… (1906)

La cellule des ermites est rarement, à cette époque, le noyau autour duquel se forme le monastère par l'arrivée de quelques disciples. La diffusion du peuple monastique se fait de tout autre façon. On procède beaucoup par essaimage. Une abbaye, devenue nombreuse, se décharge en fondant une communauté nouvelle. Cela se fait quelquefois spontanément, pour déverser ailleurs le trop plein d'une maison. C'est ainsi que Luxeuil sortit d'Anegray et qu'il fonda les monastères de Fontaine, de Grandval et tous ceux de la filiation colombanienne.
Source : Gallica

Paul de Beauséjour Clermont-Tonnerre comtois. A Vauvillers… (1929)

Pour le maréchal, comme pour son fils, le titre de grand vicaire n'était qu'un encouragement, un espoir, un acheminement vers le siège convoité. Il en était de même de celui d'abbé commendataire. Dans le monde qui était le leur, toute abbaye en commende, fût-elle aussi honorable que celle de Luxeuil, n'était jugée que comme un bénéfice, c'est-à-dire une source de revenus, et non comme une situation de carrière. Celle-ci ne se trouvait réalisée que dans l'épiscopat. C'est là ce qui explique, et excuse peut-être, la fréquence et la persistance des prochaines démarches du maréchal.
Source : Gallica

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