Jules Finot La mainmorte dans la terre de l'abbaye de Luxeuil (1880)

« Il ne reste plus de voeux à former que pour l'abolition de la monstrueuse servitude qui excite tant de gémissements dans nos colonies. Comment la France, cette nation éclairée dont l'humanité est devenue le cri général, voit-elle encore sans émotion une multitude d'hommes avilis, et dont l'état doit plus tour cher des coeurs sensibles que l'esclavage même des Romains ? »
Quand on compare ce langage à celui de M. de ClermontTonnerre, faisant ressortir si énergiquement tous les maux qu'entraînait la mainmorte, on est surpris du bizarre et piquant contraste qu'offrent l'abbé et le religieux.
Source : Gallica

Jules Finot Une émeute à Avesnes en 1413 (1895)

Toute la vie municipale d'une petite ville au moyen-âge est prise sur le vif et nous est révélée par ce document. Le seigneur, ses officiers en fonctions ou disgraciés, les maïeur et jurés, les artisans divers, mais surtout ceux de la draperie, la principale industrie du pays, y défilent et s'y montrent étalant leurs passions à la fois violentes et mesquines, leur état d'âme, comme on dirait de nos jours, et, à ce point de vue, nous croyons que l'enquête d'Avesnes nous a conservé le souvenir de faits qui dans leur ensemble retracent une page curieuse de nos annales.
Source : Gallica

Jules Finot La mainmorte dans la terre de l'abbaye de Luxeuil (1880)

Le cri de la liberté, qui est devenu celui de l'indépendance, ne séduira point tous les habitants des campagnes. S'il en est qui estiment assez l'état des hommes libres pour l'acquérir au prix de l'aisance dont ils jouissent, d'autres, connaissant mieux leurs propres intérêts, préféreront toujours à une franchise indigente la richesse et la propriété des colons asservis. La mainmorte actuelle n'a donc rien qui la rende odieuse.
Source : Gallica

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