Résumé

Jules Finot La mainmorte dans la terre de l'abbaye de Luxeuil (1880)

« Il ne reste plus de voeux à former que pour l'abolition de la monstrueuse servitude qui excite tant de gémissements dans nos colonies. Comment la France, cette nation éclairée dont l'humanité est devenue le cri général, voit-elle encore sans émotion une multitude d'hommes avilis, et dont l'état doit plus tour cher des coeurs sensibles que l'esclavage même des Romains ? »
Quand on compare ce langage à celui de M. de ClermontTonnerre, faisant ressortir si énergiquement tous les maux qu'entraînait la mainmorte, on est surpris du bizarre et piquant contraste qu'offrent l'abbé et le religieux.
Source : Gallica

Jules Finot La mainmorte dans la terre de l'abbaye de Luxeuil (1880)

Le cri de la liberté, qui est devenu celui de l'indépendance, ne séduira point tous les habitants des campagnes. S'il en est qui estiment assez l'état des hommes libres pour l'acquérir au prix de l'aisance dont ils jouissent, d'autres, connaissant mieux leurs propres intérêts, préféreront toujours à une franchise indigente la richesse et la propriété des colons asservis. La mainmorte actuelle n'a donc rien qui la rende odieuse.
Source : Gallica

Jules Finot La mainmorte dans la terre de l'abbaye de Luxeuil (1880)

Cependant, si la mainmorte personnelle avait en partie disparu des autres contrées de la France, le pays tout entier n'en restait pas moins couvert d'un réseau tellement inextricable de droits seigneuriaux, que pour l'en débarrasser il fallait une de ces mesures violentes, injustes même, car beaucoup de ces droits pouvaient être considérés comme des démémbrements de la propriété la plus légitime, mais que l'histoire juge nécessaire, à une certaine heure de la vie d'un peuple, pour permettre le développement de l'agriculture, de la richesse et de la prospérité publiques.
Source : Gallica

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