Résumé

Georges Wartel Chronique de l'Abbaye du mont Saint-Éloi

« Ce prieuré est composé à présent d’un prieur, seigneur du lieu, d’un curé et de deux autres religieux de Saint-Eloy, qui, assistés de quelques clercs séculiers, chantent l’office et la sainte messe tous les jours ainsi qu’on fait à l’abbaye. Le chœur des religieux, quoique tenant à l’église de la paroisse, en est censé séparé, parce que le curé fait ses offices et ses devoirs paroissiaux à une chapelle qui est dans la nef de l’église, et non dans le chœur des religieux [5] ».
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Georges Wartel Chronique de l'Abbaye du mont Saint-Éloi

On prétend que c’est en mémoire du premier miracle qui se fit à la découverte du corps de Saint Vindicien, que deux chanoines et deux chapelains, députés du Chapitre d’Arras, accompagnés des chanoines en stage, venoient tous les ans, le jour de l’octave de l’Ascension, avec une partie de la musique de la cathédrale, chanter la messe dans le chœur de l’abbaye de Saint Eloy, à l’honneur de Saint Vindicien. Les musiciens avoient à leur tête un enfant de chœur qu’ils nommoient le Roi
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Georges Wartel Chronique de l'Abbaye du mont Saint-Éloi

Si la lumière en étoit vive, c’étoit le signe d’une moisson abondante ; on trembloit quand la lumière en étoit plus pâle, etc. Tout ceci bien considéré fait sembler étrange comment une cérémonie si bizarre s’est conservée pendant un siècle aussi éclairé que le nôtre et celui qui l’a précédé. En 1770, Monsieur Louis de Conzié, évêque d’Arras après s’être informé au sujet de cette procession qui étoit plus burlesque que pieuse, fit fermer la chapelle de la Sainte-Chandelle pendant toute l’octave du Saint Sacrement, deffendit de l’allumer dorénavant et de faire aucune procession, etc.
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