Résumé

Victor Riston Contribution à l'étude du droit coutumier lorrain… (1887)

C'est comme une portion du domaine direct retenu dans le temps de l'inféodation dans le fief même, cédé sous cette charge ; c'est un empire, une autorité, une puissance que le seigneur du fief a et qu'il exerce sur la chose par la loi de l'inféodation et de l'investiture. C'est un retour favorable de l'être à son principe, il fait rejoindre la branche au tronc, et le membre au corps du fief, dont il a été autrefois séparé, sous cette condition tacite, comme dépendant de la nature et de l'essence du fief.
Source : Gallica

Victor Riston Contribution à l'étude du droit coutumier lorrain… (1887)

Breyé 1 nous dit que le fief ; « est une concession gratuite, libre et perpétuelle d'un immeuble ou d'une chose équivalente, avec la translation du domaine utile, la propriété du domaine direct restant à celui qui fait la concession, à charge de foi, d'hommage et de services par celui qui les reçoit. » Le Paige, de son côté, dans ses Annotations sur la coutume de Bar définit le fief : « un droit donné en fonds et un bienfait accordé par le seigneur, à condition d'être perpétuellement avoué et reconnu pour tel, et de lui rendre par le vassal fidélité et secours en guerre, ou autres devoirs. »
Source : Gallica

Victor Riston Contribution à l'étude du droit coutumier lorrain… (1887)

En résumé, l'on peut dire qu'en Lorraine, la vaine pâture constituait un usage coutumier, fondé sur une association tacite présumée entre les habitants et considérée comme avantageuse tout à la fois à l'élevage du bétail et à la bonne culture des terres.
Dans la définition que nous avons donnée de la vaine pâture, nous avons fait mention de certaines restrictions apportées par la coutume ; en effet qui dit vaine pâture ne veut pas exprimer un droit absolu de pâturage sur toutes les terres des habitants de la commune indistinctement et à toutes les époques de l'année.
Source : Gallica

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