Résumé

Essais historiques sur la ville et le pays de Laval…

Les terres donnoient l'éminence et la dignité dans les rangs de la société ; elles communiquoient aux familles ces noms historiques qui brillent dans nos annales ; elles introduisoient à la cour du Prince, dans le conseil de ses Pairs ; elles conféroient le commandement militaire, l'autorité judiciaire, tous les pouvoirs immédiats sur la population ; le Roi lui-même exerçoit ou avoit d'abord exercé ces pouvoirs immédiats en qualité de propriétaire et de Seigneur des terres de la Couronne.
Source : Gallica

Essais historiques sur la ville et le pays de Laval…

Nos vieux auteurs indiquoient comme fondement du droit de franc-fief l'incapacité des roturiers pour posséder des fiefs et leur inaptitude au service militaire. Les modernes ont démontré la fausseté de cette opinion, par l'examen des monumens de notre histoire et de notre législation. Il est certain que les roturiers, qui dans tous les siècles ont servi dans nos armées, n'ont jamais eu , ni d'après la nature du fief, ni d'après aucune loi, l'incapacité personnelle de posséder des fiefs et qu'ils en ont possédé dès les temps anciens de la féodalité.
Source : Gallica

Essais historiques sur la ville et le pays de Laval…

L'agrément de la chasse n'étoit pas borné pour un Seigneur de fief à ses propres domaines. S'il avoit beaucoup de terres censives dans sa mouvance, il pouvoit faire garder et conserver le gibier sur un grand territoire. Si beaucoup de terres hommagées relevoient de lui, à chaque pas, au-delà de son domaine, il pouvoit être réduit au droit personnel de chasse. Il étoit rare qu'une féodalité fut complètement arrondie sans mélange de terres relevant de quelques autres fiefs.
Source : Gallica

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