Résumé

L. Couprie Législation ancienne et nouvelle concernant les terres vaines et vagues… (1837)

Si un seigneur, dans l'aveu ou le dénombrement qu'il rendait au seigneur supérieur, s'attribuait des droits sur autrui, il ne changeait point la situation réelle des vassaux. C'étaient là des actes inutiles, actus ficti et actus verbi, dit Hevin ; il fallait en revenir aux aveux des vassaux, au service des devoirs, et à la possession.
Les aveux eux-mêmes étaient sans force contre les tiers, s'ils n'étaient accompagnés de possession conforme ; la possession, fait extérieur, les rendait opposables, parce que la possession est toujours contradictoire.
Source : Gallica

L. Couprie Législation ancienne et nouvelle concernant les terres vaines et vagues… (1837)

Lorsque des terres encore vaines et vagues sont l'objet d'un débat possessoire entre diverses personnes, il est évident que toutes choses égales, et dans tous les cas , la possession fondée en titre doit l'emporter , in pari causa mélior est causa titulata.
Le propriétaire qui a fait des actes de possession conformes à son titre, a conservé la possession et le droit de posséder. Il faut qu'un autre ait pris entièrement sa place pour le vaincre; jusqu'aux clôtures le propriétaire ayant pu user de son droit, il n'y a pas de possession acquise contre lui.
Source : Gallica

L. Couprie Législation ancienne et nouvelle concernant les terres vaines et vagues… (1837)

L'instabilité des lois est un grave sujet d'inquiétude ; l'instabilité de la propriété serait un renversement de la société par sa base. Le législateur, pénétré de sa haute mission, doit commander l'admiration par la grandeur et l'équité de ses œuvres : on recueille dans les mœurs ce que l'on sème dans les lois.
L'élan est donné; l'industrie agricole marche seule; le législateur n'a plus qu'à accélérer le mouvement.
Source : Gallica

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