Résumé

Auguste-Charles Guichard Défense des propriétaires attaqués comme détenteurs de biens prétendus domaniaux… (1829)

Souvent un engagiste avait vendu les terres de son engagement, sans faire connaître à l'acquéreur qu'il ne possédait qu'à titre précaire. D'autres ventes et reventes avaient suivi; les contrats étaient revêtus de toutes les formalités légales : contrôle, mise au tableau des hypothèques, enregistrement; rien n'avait été omis. Dans le cours des siècles, la propriété avait subi toutes sortes de changemens. Mais, ni les siècles, ni la prescription, ni la bonne foi, ne pouvaient soustraire la glèbe à l'action du Domaine.
Source : Gallica

Auguste-Charles Guichard Défense des propriétaires attaqués comme détenteurs de biens prétendus domaniaux… (1829)

Le domaine national, proprement dit, s'entend de toutes les propriétés foncières et de tous les droits, réels ou mixtes, qui appartiennent à la nation, soit qu'elle en ait la possession et la jouissance actuelle, soit qu'elle ait seulement le droit d'y rentrer par voie de rachat, droit de réversion ou autrement.
Source : Gallica

Auguste-Charles Guichard Défense des propriétaires attaqués comme détenteurs de biens prétendus domaniaux… (1829)

Mais si, en réalité, tel propriétaire, frappé d'une notification, ne possède rien de domanial, ou s'il n'existe aucun titre qui démontre clairement la domanialité de sa possession, il n'a aucunement sujet d'avoir plus de crainte qu'auparavant ; car, ici, c'est le Domaine qui serait acteur, demandeur (actor) ; et par conséquent c'est à lui qu'incombe la nécessité de rapporter la preuve du fait d'une concession domaniale. A défaut de cette preuve, le possesseur ne peut manquer d'être maintenu comme propriétaire libre
Source : Gallica

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