Résumé

René Le Cerf Étude sur le domaine congéable ou bail à convenant (1872)

Tout au moins il est certain que la situation d'un domanier est bien celle d'un individu dont les édifices sont grevés d'une rente ou autre prestation foncière. On objecte que les domaniers sont des fermiers et non des débiteurs de rente; mais, au point de vue de l'impôt surtout, on ne peut assimiler le domanier au fermier; car les domaniers sont obligés de payer une partie des contributions pour leur propre compte, et sans pouvoir la retenir au foncier, lors même que leurs baux ne les obligent à payer aucune charge publique assise sur leur tenue.
Source : Gallica

René Le Cerf Étude sur le domaine congéable ou bail à convenant (1872)

Il faut, comme la loi le dit elle-même, ne soumettre le bail à convenant aux règles du bail à ferme qu'autant qu'elles lui sont applicables; la principale convention contenue dans le bail à convenant est bien une sorte de louage; la convention relative aux superfices est un accessoire, mais elle n'en est pas moins importante, et crée, entre le foncier et le colon, des rapports qui n'existent point dans le bail à ferme, en sorte qu'on arriverait à des conséquences iniques, si on regardait le bail à convenant comme n'étant autre chose qu'une espèce particulière de bail à ferme.
Source : Gallica

René Le Cerf Étude sur le domaine congéable ou bail à convenant (1872)

Outre le droit d'user et jouir du fonds, le colon a la propriété des édifices et superfices : nous avons vu, que le foncier conserve seulement ce
qui constitue le fonds, c'est-à-dire l'immeuble tel qu'il existe à l'état sauvage, sans clôture, sans habitation, nous avons même vu que les arbres fonciers lui étaint attribués seulement parce qu'on les considérait comme produits naturels du sol. Les droits réparatoires consistent au contraire dans tout ce qui se trouve établi sur la tenue par le fait de l'homme.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature