Bail à ferme

Définition et enjeux

Portrait de Jean Domat Jean Domat Oeuvres complètes de J. Domat.… (1828-1830)

Le bail à ferme est distingué du bail à loyer d'une maison et autres bâtimens, en ce que le locataire a sa jouissance connue et réglée de l'habitation, ou autre usage d'un bâtiment qu'il prend à louage, et que le fermier ignore quels seront au juste les fruits et autres revenus qu'il prend à ferme, à cause de l'incertitude du plus ou du moins de leur quantité et de leur valeur, et du péril d'une stérilité et autres cas fortuits qui peuvent diminuer le revenu ou l'anéantir.
Source : Gallica

Portrait de Lucien Rérolle Lucien Rérolle Du Colonage partiaire et spécialement du métayage… (1888)

Dans le bail à ferme, l'obligation du bailleur consiste donc à livrer au preneur une chose dont celui-ci aura l'entière jouissance, à condition de payer son prix de ferme. Dans le bail à colonage, tel qu'il est établi par les usages locaux, le bailleur n' abandonne pas au preneur la jouissance absolue de sa propriété ; il conserve la surveillance des travaux; la vente des bestiaux ne se fait jamais sans son assentiment, il a la haute direction de tout ce qui se passe dans la ferme.
Source : Gallica

Victor-Napoléon Marcadé Explication théorique et pratique du Code civil… (1873-1875)

Ainsi, quand des terres labourables, des prés, bois, vignes, herbages, jardins maraîchers, sont loués comme objet principal de la location, de sorte que les bâtiments d'habitation et d'exploitation, si considérables qu'ils puissent être, n'en sont que l'accessoire pour le locataire, le bail est un bail à ferme; mais si, au contraire, la maison d'habitation était le principal objet de la location, la circonstance qu'un jardin produisant des fruits, un verger, un herbage, un petit bois, etc., dépendent de cette location, n'empêcherait pas le bail d'être un bail à loyer.
Source : Gallica

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