Résumé

Portrait de Adrien de Gasparin Adrien de Gasparin Guide des propriétaires de biens ruraux affermés… (1862)

Votre proscription se concentre sur les propriétaires qui ne cultivent pas par eux-mêmes, que vous regardez comme les frelons de la ruche : mais d'abord de proche en proche l'anathème pourrait bien vous atteindre vous-mêmes ; car quelle différence mettre entre celui qui, par le moyen d'un agent intermédiaire, fermier ou régisseur, dirige l'ouvrage de ses ouvriers et celui qui leur donne lui-même ses ordres? Certes ce n'est qu'une transmission de voix, un organe de plus interposé entre l'ordonnateur et l'ouvrier, qui ne changent en aucune manière son sort.
Source : Gallica

Portrait de Adrien de Gasparin Adrien de Gasparin Guide des propriétaires de biens ruraux affermés… (1862)

En effet, c'est ici le propriétaire qui demande une chose dont il attend du profit, le fermier ne partage peut-être pas toute sa conviction, et s'il attend un profit, ce n'est qu'avec beaucoup de doute; le premier doit jouir à perpétuité de l'amélioration, le second n'en sera que l'usufruitier après l'avoir opérée. Dans des positions si inégales et où le propriétaire est, sans contredit, la partie la plus favorisée, que proposet-il? Il veut charger le fermier seul de tout le risque et de tous les frais de cette révolution agricole, et il croit en être quitte pour avoir fourni le plan.
Source : Gallica

Portrait de Adrien de Gasparin Adrien de Gasparin Guide des propriétaires de biens ruraux affermés… (1851)

Laissez à chacun faire son œuvre. Veuillez ne considérer le propriétaire, occupé d'autres pensées, que comme un simple capitaliste qui trouve son remplaçant naturel sur ses terres dans son fermier, que ses capacités naturelles et acquises rendent bien plus utile à la culture que le premier ne pourrait l'être. Il en viendra des grains de plus; il en viendrait de moins, si, préoccupé d'autres soins, le propriétaire était obligé de remplacer son fermier.
Source : Gallica

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