Victor Émion

Résumé

Victor Émion Le fermier et la loi (1873)

La première de toutes les nécessités qui se révèlent en agriculture est l'obligation, pour le fermier, de consacrer des capitaux considérables à son exploitation, s'il veut en tirer un profit convenable.
Comment, en effet, le cultivateur pourra-t-il faire les frais nécessaires pour l'achat des semences, pour les travaux de culture, pour la fumure des terres, pour l'outillage agricole, pour le renouvellement du bétail, pour le drainage et l'irrigation, pour les industries, accessoire naturel de l'exploitation de la ferme, s'il n'est pas à même de disposer d'un capital plus ou moins important.
Source : Gallica

Victor Émion Le fermier et la loi (1873)

On l'a dit depuis bien longtemps avec une grande vérité : la terre n'est pas avare envers celui qui lui consacre son labeur et son argent ; à moins de circonstances exceptionnelles, elle rend au centuple tout le bien qu'on lui fait. Et si ces circonstances défavorables se produisent, si la sécheresse, la pluie, la gelée, etc., détruisent la récolte, n'est-ce pas dans la puissance du sol multipliée par sa richesse que le fermier trouvera le moyen de se relever de ces funestes secousses ?
Source : Gallica

Victor Émion Le fermier et la loi (1873)

En effet, dans un bail à long terme, le fermier peut recouvrer, parie bénéfice de l'exploitation, une partie des avances faites par lui pour l'amélioration du domaine. Dans un bail à court terme, au contraire; le fermier ne trouve dans la jouissance aucune indemnité de ses dépenses et, par conséquent, il aplus que jamais le droit de réclamer au propriétaire une partie tout au moins de la somme dont ce dernier se trouve enrichi.
Source : Gallica

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