Résumé

Paul Gérard L'Exercice du droit de chasse au point de vue civil… (1900)

Toutefois, pour qu'un chasseur puisse tirer sur un gibier sans commettre un délit de chasse, il faut qu'il n'ait fait aucun acte de nature à faire sortir le gibier de la propriété où il n'a pas le droit de chasse. Si, posté sur la route, à un passage, il envoyait son chien quêter dans le bois et s'il tirait le lièvre lancé ou seulement dérangé par son chien il commettrait un délit de chasse sur le terrain d'autrui, car il chasserait non plus seulement sur la route mais dans le bois voisin.
Source : Gallica

Paul Gérard L'Exercice du droit de chasse au point de vue civil… (1900)

Pourquoi exige-t-elle que la demande soit faite par le père du mineur âgé de seize ans ? Ce n'est pas pour faire respecter l'autorité paternelle, mais parce qu'elle est persuadée qu'un enfant qui n'a pas encore atteint sa seizième année n'est jamais assez prudent pour manier une arme en toute circonstance ; elle craint que la sécurité publique soit compromise. Si elle permet au père de demander pour son fils âgé de seize ans un permis de chasse, c'est qu'elle a confiance en la sagesse de ce père, elle lui laisse le soin de juger lui-même de l'opportunité de la demande.
Source : Gallica

Paul Gérard L'Exercice du droit de chasse au point de vue civil… (1900)

En France, à l'origine de la monarchie, la chasse était considérée comme l'exercice d'un droit naturel, c'était une des prérogatives de l'homme libre, chacun pouvait chasser sur ses terres. Dans les lois des Barbares, dans les lois Salique et Ripuaire, les dispositions qui ont trait au droit de chasse ne font qu'en protéger l'exercice, condamnant celui qui s'empare du gibier tombé dans des filets et celui qui tue le cerf ou le sanglier suivi par les chiens d'autrui. Nulle part il n'est question de réserver le droit de chasse à une classe privilégiée
Source : Gallica

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