Résumé

Ferdinand Degroote Théorie de l'occupation d'après les lois romaines… (1880)

La mort du gibier est le dénoûment suprême du fait de chasse. Le chasseur matinal qui ramasse par hasard un lièvre étranglé dans un collet ou des perdrix abandonnées la veille sur le terrain de chasse, ou des bécasses mortes envolant contre des fils télégraphiques, se livre à un acte étranger à son art, puisque chasser, c'est rechercher, c'est poursuivre ou s'emparer d'un animal jouissant de sa liberté naturelle.
Source : Gallica

Ferdinand Degroote Théorie de l'occupation d'après les lois romaines… (1880)

« Pourra ne pas être considéré comme délit de chasse le fait du passage des chiens courants (2) sur l'héritage d'autrui, lorsque ces chiens seront à la suite d'un gibier lancé sur la propriété de leurs maîtres, sauf l'action civile, s'il y a lieu, en cas de dommage (3) . » Le législateur suppose deux domaines contigus, et le propriétaire de l'un en chasse avec ses braques qui lancent un lièvre sur son terrain. Les chiens suivent le gibier dans le domaine du voisin; le chasseur reste chez lui, à la limite des deux héritages et il y tire le lièvre ramené par les chiens. C'est son droit.
Source : Gallica

Ferdinand Degroote Théorie de l'occupation d'après les lois romaines… (1880)

Celui qui a un simple droit d'habitation sur une maison ne détient d'aucune manière le fonds attenant, et n'a point la faculté d'y détruire les animaux malfaisants ou nuisibles. Enfin, par fermiers, la loi désigne celui qui a loué la fertilité du sol, quelle que soit d'ailleurs la nature de la redevance. La présence d'un locataire de chasse n'est pas pour le fermier un obstacle à l'exercice de son droit de destruction. Ce droit est d'ordre public, le fermier peut toujours l'exercer, même au mépris de conventions contraires.
Source : Gallica

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