Résumé

François-Ferdinand Villequez Du Droit du chasseur sur le gibier dans toutes les phases des chasses à tir et à courre… (1864)

S'il y a quelque chose de plus révoltant que de tirer devant les chiens courants de quelqu'un, c'est de tirer devant son chien d'arrêt. Il y a là je ne sais quoi de vil et d'odieux. Mais raisonnons en droit. Celui dont le chien arrête une pièce de gibier, bien qu'il n'en ait pas encore la possession proprement dite qu'il n'acquerra qu'en l'abattant, a toujours sur ce gibier que son chien tient en arrêt pour lui, un droit conditionnel que l'autre n'a pas, celui d'accomplir la possession en tirant dessus, s'il le tue.
Source : Gallica

François-Ferdinand Villequez Du Droit du chasseur sur le gibier dans toutes les phases des chasses à tir et à courre… (1864)

Lorsque la bête est morte, elle appartient au chasseur, il peut aller la chercher avec un chien d'arrêt sur le terrain d'autrui, chien qui suivra sa piste à la muette : pourquoi ne la pourrait-il aller chercher avec le chien courant qui la suit en donnant de la voix?
L'un ne chasse pas plus que l'autre une bête morte que le propriétaire du terrain serait obligé de rendre au chasseur s'il l'empêchait d'entrer ; il ne peut réclamer de dommages-intérêts que pour le préjudice causé par le passage du chasseur et des chiens, mais il n'y pas de délit de chasse.
Source : Gallica

François-Ferdinand Villequez Du Droit du chasseur sur le gibier dans toutes les phases des chasses à tir et à courre… (1864)

Objectera-t-on qu'il est possible que la bête s'arrête et ne se laisse pas prendre par les chiens qui n'ont pas quitté sa voie? C'est un sanglier qui fait tête, éventre ou découd tous les chiens ; il peut en faire autant au chasseur. C'est alors le sanglier qui a en son pouvoir le chasseur et les chiens qu'il a éventrés. La réponse est bien simple : S'il n'y a plus de chasseur, plus de chiens, il n'y a plus de chasse, puisque tout le monde est sur le carreau, partant plus de droit; le sanglier est libre et parfaitement maître de sa personne et même de celle de ses agresseurs.
Source : Gallica

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