Résumé

Jules Leclerc Questions de chasse, résolues d'après les décisions les plus récentes des cours et tribunaux… (1885)

Le gibier devient la propriété du chasseur par l'occupation. Et l'occupation résulte de tout fait qui met le gibier dans l'impossibilité d'échapper, comme une blessure mortelle, accompagnée de la poursuite non discontinuée du chasseur ; spécialement, un sanglier blessé mortellement par un chasseur, poursuivi et coiffé par la meute de ce dernier qui suivait sa trace au sang, ne saurait appartenir au tiers qui l'achève.
Source : Gallica

Jules Leclerc Questions de chasse, résolues d'après les décisions les plus récentes des cours et tribunaux… (1885)

Bien qu'on ne puisse évidemment considérer les moineaux, les pies, les pigeons ramiers et, en général, les oiseaux comme des bêtes fauves que le propriétaire puisse en tout temps, même avec des armes à feu, repousser ou détruire lorsqu'ils portent atteinte à sa propriété, il est intéressant de noter un arrêt de la Cour de Douai qui décide qu'aucun délit de chasse n'est commis par le fermier qui, sans être muni d'un permis, tire sur des moineaux au moment où ils causent à ses récoltes un sérieux dommage, alors même que le moineau n'est point classé, par le Préfet, parmi les animaux nuisibles.
Source : Gallica

Jules Leclerc Questions de chasse, résolues d'après les décisions les plus récentes des cours et tribunaux… (1885)

Fouler l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Il le ramène enfin au sentiment de la réalité de la vie pratique, que la poursuite inconsidérée d'un lièvre ou d'un sanglier aux abois peut lui faire perdre de vue.
Quand le chasseur est dans son tort, il transige, il paie largement et il a raison; mieux vaut une bonne action qu'un mauvais procès.
Source : Gallica

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