Lucien Jullemier

Résumé

Lucien Jullemier Traité des locations de chasse… (1887)

Les uns disent que le pêcheur a un droit exclusif à la loutre, qui vit de poisson; les autres l'abandonnent au chasseur, et ils se fondent sur ce que cet animal vit plus à terre que dans l'eau. Nous pensons que le pêcheur et le chasseur ont des droits égaux : en ce qui touche le chasseur, son droit est incontestable, et, quant au pêcheur, il peut, comme tout propriétaire ou fermier, repousser même à l'aide du fusil les animaux malfaisants quand le dommage est imminent : avec la loutre, animal vorace par excellence, le danger est de tous les instants.
Source : Gallica

Lucien Jullemier Traité des locations de chasse… (1887)

Il y a deux droits qui peuvent être en conflit et qui ne doivent jamais être sacrifiés l'un à l'autre : le droit du fermier des terres et celui du locataire de chasse. Dans certaines contrées, la chasse rapporte presque autant que la location du sol. Le fermier a donc bien su, quand il n'a pas stipulé à son profit le droit de chasse, que ce droit de chasse existerait en dehors de lui avec toutes ses conséquences.
Source : Gallica

Lucien Jullemier Traité des locations de chasse… (1887)

Il est également vrai qu'en louant une chasse le locataire n'a pas entendu renoncer à toutes les mesures qu'il pourrait prendre pour garantir son gibier contre les braconniers.
Le jour où le fermier aura besoin de labourer son champ, il enlèvera les épines : rien de plus juste. Mais si, poussé par cet esprit de jalousie qui tourmente trop souvent le bon villageois, il arrache l'épinage sans nécessité et dans le seul but d'être désagréable au chasseur, il s'expose à être condamné à des dommages-intérêts.
Source : Gallica

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