Georges Lestrade

Résumé

Georges Lestrade Conseils d'un vieux veneur (1911)

Je dis qu'un piqueur doit aimer la chasse avec passion. Comment, sans cela, exercerait-il cet art si rempli de déboires et si plein de fatigues. Car il y a beaucoup de soi-disant piqueurs, mais combien peu d'hommes méritent l'honneur de porter ce titre !
Un bon homme d'équipage ne doit pas laisser coucher de chiens en forêt, un soir de chasse. Il doit, par n'importe quel temps, épuisé, aller les arrêter, sans craindre sa peine. S'il a des chiens malades, que de nuits passe-t-il parfois à les soigner, pour les voir mourir ensuite!
Source : Gallica

Georges Lestrade Conseils d'un vieux veneur (1911)

Je reviens toujours à ma même religion en vénerie, si je puis m'exprimer ainsi : c'est par le chien qu'on arrive à chasser. Vous pouvez aider vos chiens, certes, mais ils se forment bien plus par eux-mêmes que vous ne les formerez, vous. Ne les trompez jamais, ils ont meilleure mémoire que les humains. Observez-les et connaissez-les bien. Croyez-moi c'est là le talent d'un veneur, et c'est ainsi que vous voyez de si merveilleux équipages de chevreuils. Les hommes qui servent ces équipages et leurs maîtres connaissent les qualités et les défauts de leurs chiens.
Source : Gallica

Georges Lestrade Conseils d'un vieux veneur (1911)

Un maître ne peut être indifférent à l'attachement et au dévoûment d'un serviteur qui a partagé ses plaisirs et ses peines, et qui l'a aidé à satisfaire une de ses plus vives passions.
Si donc un piqueur s'attache à son maître, s'il a les qualités d'un veneur, il en sera un jour récompensé. Si cet homme a du cœur et de l'honneur, il sera, au bout de sa carrière, aimé, honoré et respecté, non seulement par la famille de son maître et par ses amis, mais par les habitants des différents pays qu'il aura parcourus.
Source : Gallica

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