Charles-Marie-Joseph Baconnière de Salverte

Résumé

Charles-Marie-Joseph Baconnière de Salverte Essai sur la chasse du daim (1906)

Le daim mettant bas sa tète plus tard que le cerf, entre en rût plus tard que lui, c'est-à-dire seulement
vers le milieu d'octobre.
Les vieux daims se livrent alors des combats furieux, jusqu'à ce que l'un d'eux cède sa place à l'autre. Lorsqu'ils le peuvent, ils passent facilement d'une harde à une autre.
Mais ils ne s'épuisent pas au rût, comme les cerfs, et ne s'écartent pas, comme eux, souvent loin de leur pays, pour trouver des daines.
Ils raient peu au commencement du rût; mais, vers la fin, le cou leur gonfle ; ils gargatent alors fortement, quelquefois même dans la journée.
Source : Gallica

Charles-Marie-Joseph Baconnière de Salverte Essai sur la chasse du daim (1906)

Les chiens doivent être collés à la voie ; très fins de nez, pour ne pas passer les voies refroidies, et suivre leur animal de meute à travers les hardes nombreuses de tout genre où se remet le daim ; il faut aussi que ce soit bons chiens de chemin au courant des crochets et de la double voie.
Il leur faut beaucoup de fond ; être également très bien créancés, c'est-à-dire facile à arrêter et à rameuter au son de la trompe.
Rien n'est odieux comme un chien ambitieux qui chasse seul à la muette ou un musard qui rabat ses voies, c'est-à-dire qui crie sur les derrières.
Source : Gallica

Charles-Marie-Joseph Baconnière de Salverte Essai sur la chasse du daim (1906)

Avec des bons chiens de chevreuils (qui sont toujours de race française) , la chose est beaucoup plus facile, car le daim a beaucoup plus d'odeur que le chevreuil, le revoir en est aussi bien meilleur à cause de son goût des chemins; et la finesse de sa venaison est telle que les chiens qui en ont goûté s'en souviennent toujours.
La race elle-même des chiens propres à la chasse du daim n'est pas en question; car, à l'heure actuelle, tous les chiens dont nous nous servons en France, sont des Bâtards, c'est-à-dire qu'ils ont tous du sang de foxhound à un degré plus ou moins prononcé.
Source : Gallica

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