Broute

Définition et enjeux

Georges-Frédéric Burguy,  Grammaire de la langue d'oïl, ou Grammaire des dialectes français aux XIIe et XIIIe siècles… (1853-1856)

“ De là notre broncher; cfr. le prov. abroncar; l'ital. cespo, buisson, et cespitare, broncher; Mén. s. v. broncher.
Bronie v. brun.
Brosse v. broce.
Brost, broust, pousse, jet d'arbre; de l'ahal. prôz, bouton, pousse, bourgeon ; allmâ. broz, brozze. Le breton brous, brostat signifie jet des végétaux. Ces mots auraient-ils eu de l'influence sur notre forme brouter ? V. broce.
Brouee v. broee.
Broust, pâturage v. broce.
Broust, pousse v. brost.
Brueil v. bruel.
Brueille, brueillet v. bruel.
Bruel, brueil, breuil, bruelle, brueille, bruil, bruille, broel, broil, Imâ.
”
Source : Gallica

Alexandre Surell,  Étude sur les torrents des Hautes-Alpes

“ Il n’est pas rare aujourd’hui de voir un très-médiocre troupeau éparpillé sur des superficies immenses, qui suffisent à peine à le nourrir, tant le sol est usé par le piétinement ou par la dent des bêtes ; et plus un pacage est ainsi appauvri, plus elles achèvent de l’épuiser, parce qu’elles s’acharnent alors à la recherche de la moindre touffe d’herbe, de la plus maigre broussaille, de la plus chétive plante rachitique qui a pu se faire jour, et qu’elles broutent jusque dans la racine, détruisant à la fois la récolte et le fonds. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature