Joseph Ferdinand Morissette,
Au coin du feu
“ Tout à coup, Marie-Louise aperçut au coin de la rue de la Chapelle, un homme ivre, titubant de côté et d’autre et ayant toutes les difficultés possibles à marcher. Son cœur se serra ; une idée douloureuse lui traversa l’esprit ; si c’était mon mari, pensa-t-elle ? Elle se penche sur le bord de la fenêtre et malgré la pluie, elle regarde et cherche à reconnaître le malheureux qui s’en vient. Il approche ; elle attend les paroles sans suite qu’il prononce. Enfin il n’est plus qu’à quelques pas. Ciel ! c’est mon mari, s’écrie-t-elle en reconnaissant Hypolite Langlois dans cet homme ivre. ”
