Joseph Ferdinand Morissette

Joseph Ferdinand Morissette

Résumé

Portrait de Joseph Ferdinand Morissette Joseph Ferdinand Morissette Le fratricide

Sa figure toujours gaie, n’annonce plus que la folie.
Son sourire a fait place à un air hébété, qui fait pleurer ceux qui le voit.
Il rit encore, mais grand Dieu ! quel rire. Comme on préférerait des pleurs à ce rire insensé qui vous torture le cœur.
Il parle, mais quel discours.
Des paroles sans suite qu’il paraît adresser à des êtres invisibles.
On pleure presque continuellement, chez Julien.
C’était le meilleur de la famille, ce pauvre Arthur.
On l’aimait, on l’adorait en quelque sorte.
Et comme il savait rendre amour pour amour, caresse pour caresse !
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Portrait de Joseph Ferdinand Morissette Joseph Ferdinand Morissette Le fratricide

Fou de rage et de désespoir, Pierre Julien sauta de son lit et se jetant sur la grille qui le tenait enfermé dans ce cachot, il se mît à la secouer avec frénésie, à la frapper avec ses poings. Ce n’était plus un homme, c’était un démon. Au même instant le gardien entra dans le corridor, une lanterne à la main. Les détenus, qui connaissaient les règlements sévères du pénitencier, s’empressèrent de se jeter sur leur lit et de faire semblant de dormir, mais Pierre Julien, ne sachant même pas ce qu’il faisait, continuait à ébranler la porte de sa cellule et à la frapper de ses poings.
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Portrait de Joseph Ferdinand Morissette Joseph Ferdinand Morissette Le fratricide

Il aperçut près de la grange, une charrette chargée de grain et comprit de suite qu’Arthur devait aller le lendemain porter ce grain quelque part.
Prenant toutes les précautions possibles, il s’approcha de la maison et regarda par la fenêtre. Il aperçut Arthur et Alexina assis près d’une table et causant ensemble. La vue de la jeune femme fit sur lui une impression douloureuse. L’amour qu’il avait pour elle, et qu’il croyait disparu, se réveilla plus fort que jamais. La voyant heureuse auprès de son mari, il résolut de briser son bonheur, en faisant mourir celui qu’Alexina lui avait préféré.
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