Gaëtane de Montreuil,
La vengeance d’une morte
“ Il brisa d’un coup de canne la figure d’un dieu païen qui grimaçait sur une potiche des Indes ; puis, jetant au hasard son chapeau à droite et ses gants à gauche, il se laissa choir dans un fauteuil, et, la tête renversée en arrière, il se prit à songer. — « Mais oui, » se dit-il, après un moment, « ce sont les grands yeux doublés d’âme de Yolande, qui m’ont pris le cœur ; c’est elle que j’aime, j’irai demain le lui dire : À quoi bon différer le bonheur ? La vie n’est-elle pas déjà trop courte et trop pauvre en félicité ? » ”
