Jules-Ernest Larivière

Résumé

Jules-Ernest Larivière La Villa des ancolies

Paul, mon cher Paul, laisse-moi te le répéter encore une fois, tu es un imbécile ! Tu fais une bêtise, tu te comportes comme un sot envers une jeune fille incomparable, et quand tu as l’occasion de la voir autrement qu’à travers les lunettes noires du préjugé et des calomnies populaires, tu es profondément ému... Ne le nie pas, depuis samedi tu ne penses qu’à Mademoiselle Perrin ! Ça été le coup de foudre classique. Et alors que je te fournis l’opportunité d’être reçu dans l’intimité de la Dame de tes rêves, de te faire pardonner tes erreurs, peut-être même de gagner son cœur...
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Jules-Ernest Larivière La Villa des ancolies

Mlle Laure fut tout à coup tirée de sa rêverie par un bruit terrible où se mêlaient des hurlements, des cris, des appels au secours.
Effrayée, elle releva la tête et fut atterrée de voir son Fidèle aux prises avec Monsieur Hainault qui semblait à demi-mort de frayeur. Le chien tenait solidement un des pans de l’habit de son adversaire et, la gueule menaçante, les yeux rageurs, le clouait sur place.
« Fidèle ! Fidèle ! » cria-t-elle éperdue, « Fidèle, ici, ici bien vite ! » Subjugué par cette voix bien connue, le chien lâcha prise et, tout penaud, s’enfuit vers la maison.
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Jules-Ernest Larivière La Villa des ancolies

C’est si intéressant la vie de ces jolis petits êtres éphémères qui naissent, s’épanouissent et meurent en un éclat de beauté, en une brise de parfum. Venez-vous avec nous, Monsieur Jean ?
— Quelque belles et délicieuses que soient vos fleurs, Mademoiselle Laure, malgré tout le parfum qu’elles dégagent, elles ne sauraient par cette chaleur accablante, avoir à mon sens, le grand charme d’un doux farniente sous cette tonnelle, en compagnie de Mademoiselle Yolande.
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