auteur:Isabelle de Charrière, Sainte Anne
“ Anne, qu’entendez-vous, Monsieur ? — C’est un grand malheur, Madame, que d’être injuste, et ce malheur en entraîne d’autres, bien souvent, dont alors il ne faut pas se plaindre. Laissons-là votre casuisterie, dit Madame de Ste. Anne ; une autre fois je pourrai écouter les doctes leçons de mon fils, pour le présent qu’il écoute une mere qui, depuis qu’il est au monde, n’a songé qu’à lui, à sa fortune et à son bonheur. Ste. Anne s’inclina, mais il ne lui fut pas possible de proférer une parole de reconnoissance. J’en ai dit assez sur Mademoiselle d’Estival, continua Madame de Ste. ”
