“ Les autres, dans Auray, la vieille cité forte, Regardent en rêvant vers l’horizon de mer, Et laissent s’envoler, assises sur la porte, Leur fraîche haleine au vent amer. Oh ! tentantes à voir, si roses et si blanches, Quand, par la lande en fleurs et par les sentiers verts, Elles vont à la messe en robes des dimanches, Leur petit bonnet de travers ! Oh ! douces à baiser, mignonnes, délicates, Lorsque, se blottissant au fond du lit joyeux Avec les mouvements câlins des jeunes chattes, Elles ouvrent tout grands leurs yeux ! ”
Auray
Définition et enjeux
La gare d’Auray, située dans le Morbihan, constitue un carrefour ferroviaire important de la Bretagne, reliant Paris, Quimper et Quiberon. Historiquement, elle a inspiré de nombreux auteurs : Jules Simon la décrit comme une petite ville tranquille, tandis qu’Auguste Brizeux évoque ses souvenirs de la période des Cent Jours.
Ludovic Jan célèbre ses paysages, et François Laveau met en avant son rôle religieux. Cette gare, à la fois ancienne et moderne, témoigne d’un lien entre patrimoine local et mobilité régionale, avec un trafic de 774 000 voyageurs en 2016.
Citations sur “Auray”
“ Auray, que nous appelons une ville en Bretagne, ne serait qu’un hameau si on la transportait dans les environs de Paris. Elle a de trois à quatre mille habitants. Elle baigne le pied de ses vieilles murailles dans une petite rivière dont les eaux se confondent un peu plus loin avec celles de la mer. Une grande rue mal pavée et bordée de maisons en bois et en terre commence au pont, et grimpe par une côte escarpée jusqu’à une place oblongue, sur laquelle s’élève la mairie, bâtiment assez maussade et presque moderne, car il ne remonte pas au delà de la première moitié du xviie siècle. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Sous les remparts d’Auray j’ai vu de près ma tombe. — Dans Auray dites-vous ? Auray ! Vous me troublez. Je vis aussi ma tombe au lieu dont vous parlez ! — C’était dans les Cent Jours, j’étudiais à Rennes. Ces temps vous sont connus, leurs discordes, leurs haines. Le pays se soulève, on s’arme, nous partons. Face à face bientôt nous voilà : tous Bretons, Dans ce faubourg d’Auray je vois, je vois encore, Moi, fédéré, portant le ruban tricolore. Un chef des écoliers de Vanne, un ruban blanc : Mon coup part, et soudain son coup me perce au flanc ! ”
