Résumé

Arthur Martin Le pélerinage de Sainte-Anne d'Auray… (1845)

Au pied d'un autel solitaire, on prête plus aisément l'oreille à la voix qui parle à l'âme; et, loin du vain bruit des hommes, la paix de Dieu se fait mieux sentir; ou bien, si l'on flottait encore au milieu des dangers, une chapelle de pèlerinage serait aux malheureux jouets du monde comme ces phares allumés sur les rochers du rivage, qui indiquent de loin à ceux qu'agitent les vents et les vagues, d'un côté les écueils qui menacent le navire, et de l'autre le port où se trouve le salut.
Source : Gallica

Arthur Martin Le pélerinage de Sainte-Anne d'Auray… (1845)

Chapelle expiatoire du Champ des Martyrs.
A un quart de lieue de Trê-Auray, audessous de la Chartreuse, se rencontre un embranchement des routes de Sainte-Anne, de Pluvigner et d'Auray. Elles forment, en se réunissant, une place circulaire au milieu de laquelle s'élève une élégante colonne dorique de granit bleu portant une croix sur un globe. C'est une heureuse pensée d'avoir voulu avant tout offrir aux regards le symbole qui est celui de l'espérance et du pardon, en même temps que celui de la souffrance.
Source : Gallica

Arthur Martin Le pélerinage de Sainte-Anne d'Auray… (1845)

Charles de Blois, s'écriait en pleurant Duguesclin, était le plus vaillant et le meilleur des princes, et le plus honnête homme de son siècle. Les chevaliers voyaient en lui un modèle, les peuples un père, tous admiraient un saint.
L'on a longtemps aimé à raconter dans le pays sa piété, son innocence et sa tendre charité, vertus qui ne s'étaient jamais démenties depuis son enfance. Sa plus grande consolation était d'assister au saint Sacrifice: Nous aurons toujours assez de villes et de châteaux, disait-il au sire de Monlbourcher, mais me messe perdue par sa faute est une
perte irréparable.
Source : Gallica

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