Louis-Gabriel de Villeneuve-Laroche-Barnaud

Résumé

Louis-Gabriel de Villeneuve-Laroche-Barnaud Mémoires sur l'expédition de Quiberon… (1824)

Tous les élémens favorisent la marche de l'ennemi, qui s'exécute dans le plus grand silence. C'est au régiment d' Hervilif, qui renfermoit tant de traîtres, qu'est principalement confiée la garde du fort, où il n'y a qu'un seul détachement tiré desrégimens de Rohan et de Périgord. Dans une nuit affreuse et si favorable à un coup de main , on ne plaça ni sur les éminences du fort, ni sur les avant-postes, ni sur la falaise y aucun feu qui pût nous avertir d'une surprise.
Source : Gallica

Louis-Gabriel de Villeneuve-Laroche-Barnaud Mémoires sur l'expédition de Quiberon… (1824)

Le combat s'engagea ; et, malgré le feu de plusieurs pièces de canon, les royalistes se battoient avec leur valeur accoutumée, lorsque Vauban survint avec deux mille hommes. Ils attaquèrent en flanc les ennemis, et avec tant de violence, que ceux-ci furent sur le point de se retirer en désordre. Par malheur, les Chouans, mal disciplinés, emportés par leur ardeur, rompirent les rangs ; l'ennemi s'aperçut de cette faute, en profita et mit les royalistes en déroute complète.
Source : Gallica

Louis-Gabriel de Villeneuve-Laroche-Barnaud Mémoires sur l'expédition de Quiberon… (1824)

A peine le capitaine républicain eut fini de parler, que nous vîmes paroître M. de Folmont, naguère commandant du fort Penthièvre, qui, par son air morne, abattu, sembloit déplorer les événemens de la journée.
Je m'entretenois avec mes camarades sur les articles de la capitulation, lorsqu'en tournant les yeux j'aperçus un homme , d'assez bonne mine, à cheval, et dont le riche uniforme me parut être celui d'un général républicain; je le saluai et lui donnai ce titre. Après m'avoir examiné d'un air sérieux et colère : « Monsieur, me » dit-il, vous ne devriez plus avoir votre épée.
Source : Gallica

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