Vicomte de La Villegourio

Résumé

Vicomte de La Villegourio Cinq lettres sur la catastrophe de Quiberon… (1826)

LE crime est consommé. Après avoir épouvanté l'Europe entière de ses fureurs et couvert la France de tombeaux, la hache révolutionnaire est venue immoler, sur un rocher, l'élite des officiers français, l'orgueil et l'espoir de douze cents familles. La patrie a perdu dans un mois cette marine si brillante de souvenirs et de talens distingués. L'épouvante et l'horreur étaient écrites sur tous les visages. Le massacre des jeunes gens qui avaient obtenu le sursis, avait comme desséché toutes les Ames et flétri tous les cœurs.
Source : Gallica

Vicomte de La Villegourio Cinq lettres sur la catastrophe de Quiberon… (1826)

Parmi les officiers qui embellirent leurs derniers momens de tout ce que la vertu et la religion ont de plus sublime, il faut nommer M. de Kergariou Locmaria, capitaine de vaisseau, dont le frère aîné avait péri à l'affaire du 16 juillet. Condamné à la mort, il donna jusqu'à la fin l'exemple du courage le plus admirable, uni à la piélé la plus épurée. Il étonna tous ses camarades en les disposant à couronner, par un glorieux martyre, la fin d'une vie toute consacrée à la défense de l'autel et du trône.
Source : Gallica

Vicomte de La Villegourio Cinq lettres sur la catastrophe de Quiberon… (1826)

Dès l'arrivée dans les prisons d'Auray des émigrés pris à Quiberon, Mlle. Vial qui n'habitait cette ville que depuis peu de mois, prodigua à tous les prisonniers les secours de toute espèce. Sa vertu, ses charmes, sa voix enchanteresse, et ce bon ton que donne une excellente éducation, l'avaient déjà fait connaître et chérir de tous les habitans.
Source : Gallica

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