Contre-amiral Degouy, Revue des Deux Mondes
“ Voyons-en maintenant le centre, le « fort, » le museau de la bête, dont l’estuaire de l’Elbe est bien la gueule puissante. Et ce fort, c’est Cüxhaven. Une chose qui frappe tout d’abord l’œil le moins attentif, quand on regarde une carte de cette région, c’est que Cüxhaven est un saillant, circonstance toujours défavorable à la défense. Cette place est en effet à la pointe de la presqu’île formée par les deux embouchures, très voisines en somme, de la Weser et de l’Elbe. L’idée vient donc tout de suite que Cüxhaven peut, presque aussi bien que le serait une lie, être battu de feux convergeas. ”
