“ S’il n’a d’autres avantages que ceux-là, ce sera encore un trésor pour Highbury. Nous ne voyons pas tous les jours d’agréables jeunes gens bien élevés et de bonnes manières ; ne soyons pas trop exigeants et ne réclamons pas toutes les vertus par dessus le marché ! Vous imaginez-vous, Monsieur Knightley, la sensation que son arrivée produira ? Dans les paroisses de Donwell et d’Highbury, il n’y aura pas d’autre sujet de conversation ; tout l’intérêt sera concentré sur lui ; nous ne parlerons plus que de M. Frank Churchill ! ”
Highbury
Définition et enjeux
Citations sur “Highbury”
“ En moins d’une demi-heure tout Highbury sut l’aventure d’Henriette. Elle fit le sujet de la conversation des enfans et des vieilles femmes, et des domestiques, personnages très-curieux de pareilles nouvelles. On ne s’occupa plus du bal, mais bien des Bohémiens. Le pauvre M. Woodhouse tremblait, comme elle l’avait prévu, et ne fut satisfait que lorsqu’elle lui eut promis que dans ses promenades, elle ne dépasserait pas le verger. ”
“ La pension de madame Goddard jouissait d’une grande réputation, et la méritait ; car la situation d’Highbury passait pour très-salubre. Elle avait une maison spacieuse et un grand jardin ; donnait aux enfans une nourriture saine et abondante, les laissait courir tant qu’elles voulaient pendant l’été, et en hiver pansait elle-même leurs engelures. ”
“ En conséquence, ils augmentèrent leur maison, le nombre de leurs domestiques et leur dépense de toute espèce ; et dans le temps dont nous parlons, c’était, pour le ton, la seconde famille d’Highbury, c’est-à-dire la première après celle d’Hartfield. Tout le monde s’attendait à leur voir donner de grands dîners, parce qu’ils aimaient beaucoup la société, et qu’ils avaient fait construire une nouvelle salle à manger : effectivement ils en avaient déjà donné, mais, en général, aux jeunes gens non mariés. ”
“ J’arrivai à Highbury au moment du jour où, connaissant l’heure de leur déjeûner, je me flattais de la trouver seule. Je ne me trompai pas ; je réussis parfaitement, non-seulement en cela, mais aussi sur le but de mon voyage. J’eus quelques peines à l’appaiser, à regagner ses bonnes grâces ; mais j’en vins à bout. Tout est fini. Nous sommes sincèrement réconciliés ; elle m’est plus chère, mille fois plus chère qu’auparavant, et il est impossible qu’aucun désagrément vienne jamais troubler le bonheur dont nous jouissons. À présent, ma chère dame, je vous laisse en liberté ”
“ Madame Weston ajoutait qu’il n’avait que le temps d’aller prendre congé des personnes d’Highbury, qui lui avaient montré quelque intérêt ; que de là il irait à Hartfield. Ce malheureux billet mit fin au déjeûner d’Emma. Ce ne fut, après l’avoir lu, qu’exclamations et jérémiades. La perte du bal, celle du jeune homme, et tout ce que le jeune homme devait sentir ! c’était en vérité bien malheureux ! Quelle délicieuse soirée on aurait passé ! tout le monde aurait été si heureux ! et elle et son partenaire eussent été les plus heureux de tous ! Je l’avais prévu. Ce fut là sa seule consolation. ”
“ Jane Fairfax avait déjà quitté Highbury pour aller rejoindre les Campbell ; auprès de ceux-ci, elle se sentait véritablement chez elle. M. Churchill et son neveu étaient également à Londres, où ils attendaient la fin du deuil. ”
“ Ses occupations n’étaient pas très absorbantes et il venait souvent à Highbury où il avait conservé une petite maison ; entre son travail et les distractions du monde, les dix-huit années qui suivirent s’écoulèrent agréablement pour lui. Au bout de ce temps sa fortune s’était suffisamment accrue pour lui permettre d’acheter une propriété assez importante, qu’il avait toujours désirée, et d’épouser une femme sans dot. ”
Jane Austen,
Emma
(1815)
“ Bien des remercîmens. Vous avez trop de bonté. Oui, la semaine prochaine. Tout le monde est surpris, et nous fait les mêmes complimens. Je suis sûre qu’elle aura autant de plaisir à voir ses amis, qu’ils en auront à la voir de retour à Highbury. Oui, vendredi ou samedi ; elle ne dit pas lequel des deux, parce que le colonel Campbell peut avoir besoin de sa voiture un de ces jours-là. Quelle bonté de la faire conduire toute la route ! Maison le fait toujours, comme vous savez. ”
Daniel Lesueur,
Chacune son Rêve
“ L'Anglais prêta serment.—«Dites ce que vous savez,» fit le président.—«Ce que je sais?...» répéta Hawksbury, merveilleusement à son aise et calme. Un accent, qui n'allait pas jusqu'au ridicule, s'accordait avec sa voix, avec sa physionomie glabre et régulière d'Anglo-Saxon, ajoutait à son exotisme si caractéristique.—«Oui,» reprit le président. «C'est vous, lord Hawksbury, qui avez demandé d'être entendu comme témoin. Et vous l'avez demandé si tard que l'instruction était close.—Il fallait la rouvrir,» observa Hawksbury. «Le juge m'aurait entendu... voilà. L'instruction était rouverte.» ”
E.-D. Forgues,
Austin Elliot, étude de la vie aristocratique anglaise…
“ AUSTIN ELLIOT ETUDE DE LA VIE ARISTOCRATIQUE ANGLAISE [1] I Dans les premiers jours du printemps de la mémorable année 1789, trois jeunes gens de grand courage et de grande espérance, curieux de la vie et l’envisageant d’avance sous ses plus rians aspects, se séparèrent aux portes de Christ-Church, un des collèges d’Oxford, pour marcher sur les routes différentes qui s’offraient à leur ardeur. Le premier, nommé Jenkinson, — mais que peu de personnes connaissent sous ce nom, — s’appela plus tard lord Hawkesbury et mourut comte de Liverpool. ”
Louis Énault,
Angleterre, Écosse, Irlande : voyage pittoresque
(1859)
“ Ville ecclésiastique, séjour de l'archevêque-primat d'Angleterre, Canterbury, — que, suivant notre déplorable habitude de défigurer l'orthographe des géographies étrangères, nous appelons Cantorbéry, — Canterbury, disons-nous, capitale du comté de Kent, a une physionomie à part entre toutes les villes anglaises ; elle est plus calme, plus recueillie en elle-même, moins active, moins commerciale, moins industrielle. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ SHAFTSBURY, (Géog. mod.) en latin Septonia, grand & beau bourg à marché d’Angleterre, dans Dorset-shire, sur une colline, près des frontieres de Wilt-shire, entre les forêts de Craneborne & de Gillingham, à trois milles de la derniere, proche la Stoure. On y jouit d’une fort belle vue, & ses maisons au nombre de cinq cens, sont toutes bâties de pierres de taille. Shaftsbury a le titre de comté ; mais c’étoit dans son origine une place beaucoup plus considérable qu’elle ne l’est aujourd’hui ; car elle avoit jusqu’à dix églises paroissiales dans son enceinte. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ En métaphysique, Harris combat le sensualisme. Son fils, lord Malmesbury (V. ce nom) , a donné une belle éd. de ses œuvres, en 2 vol. in-4, Londres, 1801. HARRISBURG, v. des États-Unis, ch.-l. de la Pensylvanie, sur la r. dr. du Susquehannah, à 140 kil. N. O. de Washington ; 16 600 hab. Chemin de fer, beaux palais de justice et du gouvernement, arsenal. — Cette ville, fondée en 1785, voit son importance augmenter tous les jours. HARRISON (John) , habile mécanicien anglais, né en 1693 à Foulby (Yorkshire) , mort en 1776, était fils d’un charpentier. ”
James Edwin Thorold Rogers,
Histoire du travail et des salaires en Angleterre depuis la fin du XIIIe siècle
(1897)
“ York ne paie que le quart de Londres cinq fois et demie plus taxé que Lincoln, six fois autant que Glocester et sept fois et demie autant que Norwich, dont l'industrie commençait à émigrer vers l'Ouest et le Sud. Shrewsbury et Norwich marchent maintenant de pair. Oxford figure sur le tableau pour le neuvième de Londres, ainsi que Salisbury et Coventry; Hull pour le dixième; Canterbury pour un peu plus du dixième ; Southampton pour un peu plus du douzième ; Nottingham pour un dix-septième ; Worcester et Southwark pour environ le trente-quatrième ”
François Hüe, Souvenirs du Baron Hüe
“ François Hüe à Londres, puis à Hambourg. — Séjour à Hartwel. — La vie privée de Louis XVIII. — Mesures d’économie prises par Hüe. — Retour en France. Après avoir quitté Mittau, je me rendis à Londres pour donner le jour aux pages que j’avais écrites sur les dernières années du règne et de la vie de mon malheureux Roi. Lorsque j’avais entrepris de rassembler ces tristes souvenirs, la France couverte de ruines fumait encore du sang des victimes immolées à la fureur des partis. ”
Alexandre Kouprine,
Le Bracelet de grenats
“ Le récit de mes étranges aventures est terminé. J’ajouterai seulement que j’habite maintenant le quartier le plus retiré de Londres et suis dorénavant à l’abri du besoin grâce à la générosité du feu lord Chalsbury. Je suis toujours passionné de questions scientifiques et donne des leçons particulières. La plus étroite amitié m’unit à mister Nidston. Chaque dimanche, nous dînons à tour de rôle l’un chez l’autre, et portons toujours notre premier toast en l’honneur et à la mémoire du grand lord Chalsbury. ”
Haussonville, Deux Visions anglaises. — I. Oxford en fête
“ Nous roulons d’une allure égale et rapide, sans secousse d’aucune sorte, grâce à une voie admirable, dont les larges traverses rapprochées forment comme un parquet, à travers cette campagne anglaise toujours jolie et plaisante particulièrement en cette époque de l’année à cause de la verdure toute fraîche, mais un peu monotone et un peu trop semblable à elle-même, qu’on la traverse en se rendant de Douvres à Londres, ou de Londres à Oxford : toujours des prairies où paissent tantôt des chevaux, tantôt des bestiaux ”
James Edwin Thorold Rogers,
Histoire du travail et des salaires en Angleterre depuis la fin du XIIIe siècle
(1897)
“ On en compte 17 pour le Norfolk, 20 (dont 4 membres du clergé pourvus de bénéfices) pour le Suffolk, 4 pour Cambridge, 11 pour Essex, 4 pour Herts, 23 pour Middlesex, 151 pour Londres, 8 pour Winchester, 20 pour Kent, 8 pour Sussex, 11 pour Somerset et 8 pour Canterbury ; la plupart de ceux de Londres étaient des gens des métiers et des artisans. Néanmoins la dureté de la répression ne dompta pas l'esprit du peuple et ne le fit pas courber docilement sous le joug de l'autorité. ”
Horace Walpole,
Mémoires de Edouard Lord Herbert de Cherbury…
(1863)
“ DE LORD HERBERT. mortelle, ma mère crut devoir me faire revenir à la maison ; et aussitôt après, elle envoya à Londres son frère, sir Francis Newport, afin d'obtenir pour lui et pour elle d'être mes tuteurs, ce qui leur fut accordé. Ensuite on me renvoya continuer mes études à Oxford , où je n'étais pas depuis longtemps, lorsque survint pour moi une proposition de mariage avec la fille et héritière de sir William Herbert de Saint-Gillian ”
John Locke,
Notes sur la correspondance de John Locke
(1908)
“ Le roi devait être conduit dans cette ville avec une escorte d'une force inusitée. Shaftesbury prit soin que les membres du Parlement fussent également bien gardés : on conçoit le trouble causé dans Oxford par l'arrivée de tels visiteurs. Lk. procura à Shaftesbury l'hospitalité de Wallis, et logea lui-même à Christ-church où, comme fellow, il avait son logement. Cf. Fx. ”
Jean-Thomas Voisin La Hougue, Histoire de la ville de Cherbourg (1835)
“ Ainsi l'on vit tout d'un coup Rouen, Caen, Lisieux, Falaise, Vire, Argentan, Evreux, Séez, Avranches, Bayeux, Coutances, Saint-Lo , Valognes et les autres places, passer sous la puissance des Anglais. Cherbourg néanmoins, gardé par ses seuls habitants, résista vigoureusement à toutes les forces de cette nation, commandées par le duc de Glocestre, qui avait sous lui les plus braves capitaine d'Angleterre , le sire de Gray , les comtes de Kent, de Windsor, de Suffolk , de Strafford , de la Marche , et quantité d'autres grands guerriers ”
William Shakespeare,
Henri VI (2/3)
“ MARGUERITE.--Outre ce hautain protecteur, n'avons-nous pas encore Beaufort, ce prêtre impérieux, et Buckingham, et Somerset, et York, qui se plaint toujours, et le moins puissant d'entre eux ne l'est-il pas en Angleterre plus que le roi?SUFFOLK.--Et de tous, le plus puissant ne l'est pas en Angleterre plus que les Nevil, Salisbury et Warwick ne sont point de simples pairs. ”
Charles d' Héricault,
Le premier amour de Lord Saint-Albans…
(1879)
“ Le seigneur Apollon se promène dans une lanterne de verre noirci. Oui, c'est bien Londres. Tout le monde est habillé comme tout le monde. Les gens de bonne compagnie se distinguent des autres parce qu'ils marchent en se balançant sur un pied ; et les grands seigneurs signalent leur antique noblesse par une démarche nonchalante, une lenteur calculée, une physionomie ennuyée. Oui, décidément, nous sommes bien à Londres. ”
J.-J. Baude, Revue des Deux Mondes
“ Dix ans plus tard, en 1415, le roi d’Angleterre Henri V débarqua sur ce rivage avec 40,000 hommes, et s’empara d’Harfleur après une résistance héroïque qui dura six semaines. À son entrée, seize cents familles furent expulsées de la ville le bâton blanc à la main ; elles furent remplacées par des familles anglaises, et pendant cette période d’occupation il fallut, pour posséder des immeubles dans Harfleur, être né de l’autre côté du détroit. En 1435, la Normandie tout entière s’émut ; nobles, bourgeois, paysans, se levèrent comme un seul homme. ”
Jean-Marie Dargaud, Histoire de Marie Stuart
“ Élisabeth habitait tantôt Westminster, tantôt Richmond, tantôt Hampton-Court, tantôt Windsor, tantôt Greenwich.Greenwich avait été son berceau, et Westminster devait abriter son tombeau sous les arceaux gothiques de la vieille abbaye où sommeillent toutes les gloires historiques de l'Angleterre.Richmond, dont le splendide palais a disparu, conserve ses rives enchantées, ses cottages, ses parcs, ses jardins, ses ormes, ses chênes, ses prairies, toutes ses verdures incomparables. On y respire encore aujourd'hui une impression de fraîcheur, de recueillement, d'immortalité. ”
Comte d’Haussonville, Le Couronnement de George V
“ C’est à Londres cependant que se passera la cérémonie. Aussi les journaux ont-ils soin de fournir à leurs lecteurs tous les renseignemens qui pourraient leur être utiles, pour le grand jour : parcours du cortège, tribunes d’où l’on pourra le mieux voir, indication des itinéraires à suivre pour y arriver, etc. Pour les élus qui assisteront au couronnement dans l’Abbaye même, ces renseignemens utiles sont poussés jusqu’à la minutie par les soins du grand personnage qui est en ce moment l’homme le plus occupé du royaume, the Earl Marshall duke of Norfolk. ”
Récits historiques (1879)
“ La nation tout entière prit part à leurs épreuves, et leur offrit l'hospitalité et les secours dont ils avaient besoin. Mais les huguenots ne venaient point manger le pain de la paresse. Des milliers se rendirent à Londres où ils fondèrent presque une nouvelle ville. D'autres s'établirent à Norwich, Coventry, Cantorbéry, Edimbourg. Au nombres des réfugiés se trouvaient des ducs, des duchesses, des généraux, des comtes, des marquis, des vicomtes, des barons, des juges, de nobles dames , des savants, des pasteurs, des commerçants. ”
Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ Les bureaux de l’Office sont situés à Saint Stephen Chambers, dans le quartier de Westminster. Ils occupent toute la maison. C’est là que j’ai appris que, le soir même, devait avoir lieu, dans un faubourg de Londres, un meeting unioniste qui serait présidé par le duc de Norfolk. Je demande si le duc de Norfolk, premier pair d’Angleterre et catholique, a quelque raison particulière d’intervenir dans cette élection, et s’il a des intérêts dans le quartier. ”
Philarète Chasles,
Les Salons en France et en Angleterre au XVIIIe siècle
“ A Londres, aux environs de Westminster, les bourgeoises accourent chez un saint, le Sinner Saved, qui demeure sous les combles, arrache de leurs yeux tant de larmes, verse dans leurs ames tant de discours et dans leurs esprits tant de lumières, que la veuve du lord-maire finit par l’épouser. ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1855)
“ La classe nombreuse des employés secondaires, dont l'influence sur les destinées de l'Inde est très-considérable, puisqu'ils sont en communication directe et journalière avec le peuple, provient tout entière du collége d'Haileybury, situé à quelques milles de Londres. ”
Joseph-Alexis Walsh,
Souvenirs et impressions de voyage
(1842)
“ Harfleur et les Anglais. Avant d'arriver au Hàvre que quelques-uns appellent un faubourg de Paris, tant il y a aujourd'hui, même avant l'établissement du chemin de fer, de fréquentes et rapides communications entre les deux cités industrielles, je me suis arrêté Harfleur. Cette ville n'a pas que son beau clocher pour faire parler d'elle; elle a bien autre chose elle est noble comme une princesse, et elle a, dans son temps brillé comme une reine. ”
