Jean-Marie Dargaud, Histoire de Marie Stuart
“ Chacun pensa au billot. Elle était si éloquente et si touchante, que tous les seigneurs qui l'entouraient auraient cédé, sans l'attitude obstinée du comte de Kent. La reine s'en aperçut, et, regardant le comte puritain, elle s'écria d'une voix profonde : « Versez le sang de Henri VII, mais ne le méconnaissez pas. Ne suis-je plus Marie Stuart? une sœur de votre maîtresse, et sa pareille, deux fois sacrée, deux fois reine : reine douairière de France, reine légitime d'Écosse. »Le comte de Kent ne fut pas attendri, mais ébranlé ; le sectaire en lui résistait, mais le patricien était vaincu. ”
