“ Sa mort jeta un voile funèbre sur les derniers jours d'Elisabeth, et concourut sans doute à les abréger. Une sombre mélancolie s'empara de son âme, et la jeta dans une sorte d'atonie qui la rendait insensible à toutes les distractions, comme incapable de se livrer à l'examen des affaires de l'Etat. En un mot, la force de son caractère sembla s'affaisser sous le poids de ses regrets, soulevés, dit-on, par l'aveu de la comtesse de Nottingham, qui, sur le point d'expirer, fit connaître à la reine l'odieuse infidélité dont elle s'était rendue coupable. ”
Résumé
Histoire de tous les peuples et des révolutions du monde depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Tome 4 est un ouvrage historique anonyme qui examine les conflits politiques et les enjeux dynastiques en Europe. Il dévoile les rivalités entre souverains et assemblées législatives, les trahisons et les combats pour le pouvoir, à travers des personnages tels qu'Henri, Elisabeth ou le duc d'York.
Les textes évoquent des épisodes majeurs, comme le décès de la reine Elisabeth ou les guerres civiles anglaises, en soulignant les tensions entre autorité royale et ambitions des nobles. Ce tome, abondant en récits de conflits et de bouleversements, propose une réflexion sur les rouages du gouvernement et les questions de légitimité politique.
Citations de Histoire de tous les peuples et des révolutions du monde depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… ()
“ Eloquent à la tribune, intrépide au combat, il séduisait encore par la politesse de ses manières, et commandait l'estime par la régularité de ses mœurs; son caractère rehaussait ses talents. Il n'eut d'autre vice qu'une ambition qui, cachée d'abord sous un patriotisme généreux, grandit et se fortifia par l'exercice du pouvoir. En effet, il fut l'âme de la politique parlementaire, dont l'opiniâtre exigence rendit tout rapprochement impossible avec le monarque. Il en sortit la guerre civile, puis la république, que Hampden prévoyait sans doute et appelait de tous ses vœux. ”
“ Un crime, quoique racheté par ses remords, souilla cependant le règne d'Athelstan : ce fut le meurtre de son frère Edwin, accusé de complicité avec l'Etheling Alfred, dans le projet de priver le monarque du trône et de la vue. Vainement Edwin protesta de son innocence, il fut jeté avec son écuyer dans une barque abandonnée aux flots sans rames, sans voiles et sans gouvernail. Par un heureux hasard, elle fut ramenée au rivage par la marée ; mais l'écuyer seul échappa à la mort ; Edwin, craignant les tortures de la faim, les avait prévenues en se précipitant dans la mer. ”
