Henri II de Plantagenêt

Définition et enjeux

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin Anthologie

Henri Plantagenet devint à la mort de ses parents, roi d’Angleterre, duc de Normandie, comte d’Anjou, et — par son mariage avec Aliénor, femme divorcée de Louis VII de France, — maître de toute l’Aquitaine. Né au Mans, élevé à Rouen, ayant résidé à Angers puis à Bristol et enfin chez le roi d’Écosse à Carlisle, Henri Plantagenet n’était pas devenu pour cela anglais ni même normand. C’était un de ces « sans-patrie » féodaux, grands « ramasseurs de terre » et prêts à s’annexer personnellement n’importe quel trône avantageux.
Source : Wikisource

Jean-Marie Cournier Les galanteries du roi ou Thomas Beckett et Henri II (1848)

O roi d'Angleterre, murmurait-il, en suivant une petite rue tortueuse et déserte, je ne changerais pas mon sort contre le tien.
Je te défie, sous tes vêtements d'or et de soie, avec ta puissance et tes courtisans, avec les nobles dames jeunes et belles qui sollicitent le déshonneur de toi comme un titre de noblesse de plus... je te défie, ô Henri Plantagenet, d'être plus heureux que je le suis, moi, ton misérable rival, pauvre et couvert de haillons ! O mon enfant ! mon fils, mon noble gentilhomme ! te voilà libre, tu peux marcher le front haut comme le premier chevalier du royaume !
Source : Gallica

Joseph Calmette Le réveil capétien (1948)

Non seulement l'accroissement de puissance escompté par Louis VI a tourné court, mais encore la force anglo-normande, qui a donné tant de tablature au feu roi, se trouve presque doublée. Outre l'Angleterre insulaire et la Normandie, Henri II est maître de tous les domaines de deux grandes dynasties féodales françaises : lignée angevine et lignée poitevine. Esquissons cet Empire Plantagenêt, pour employer l'expression devenue classique,
cet État qui a constitué pour la France du Moyen Age, pendant plusieurs siècles, un péril véritablement majeur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature