Joseph Calmette

Élements biographiques

Joseph Calmette,  Les rois de France... (1948)

“ JEAN LE BON
le roi prisonnier.
Pas plus que son père, JEAN II LE BON n'était né pour le trône. Il avait été élevé en féodal et de fait il est resté toute sa vie, comme PHILIPPE VI, un féodal. Avant tout, c'est un vigoureux athlète, un intrépide donneur de coups d'épée. Sa bravoure, notoire, est à l'origine de son surnom, car il faut l'entendre uniquement au sens de bon au combat.
A ce chevalier non moins convaincu que son prédécesseur, il ne faut pas demander d'esprit politique. Impulsif, brutal, JEAN n'a rien de l'homme d'État.
”
Source : Gallica

Joseph Calmette,  Autour de Louis XI (1947)

“ Comment le peuple n'aurait-il pas acclamé encore plus frénétiquement que de coutume quand le cortège princier avait été si longtemps attendu, quand cette réception inaugurait, de toute évidence, une ère nouvelle ? Comment l'homme de la rue n'eût-il pas salué tout particulièrement l'héritier du trône, le dauphin Louis, qu'auréolait à la fois la victoire et la jeunesse et dont le mariage tout récent ajoutait encore l'espoir de l'avenir? La pérennité n'était-elle pas promise à cette dynastie des Valois si longtemps proscrite et reniée ? ”
Source : Gallica

Joseph Calmette,  Chute et relèvement de la France sous Charles VI et Charles VII (1945)

“ A ses yeux, la diplomatie, qu'il mène parfois avec aisance, n'est qu'un sport élégant qui, pour un prince du sang, s'ajoute aux autres accessoires du luxe. C'est surtout la vie de cour qui le grise. Les oncles, pour qu'il leur abandonne des profits plus substantiels, le laissent s'ébrouer dans les joies de l'amusement et du faste. Ils ferment les yeux même sur les imprudences que commettent de plus en plus, ensemble, leur neveu et la reine Isabeau.
Car, plus que jamais, le beau-frère et la belle-sœur se lancent éperdument dans le tourbillon. La vie mondaine prend un rythme de rêve.
”
Source : Gallica

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