Joseph Calmette

Résumé

Joseph Calmette Les rois de France... (1948)

JEAN LE BON
le roi prisonnier.
Pas plus que son père, JEAN II LE BON n'était né pour le trône. Il avait été élevé en féodal et de fait il est resté toute sa vie, comme PHILIPPE VI, un féodal. Avant tout, c'est un vigoureux athlète, un intrépide donneur de coups d'épée. Sa bravoure, notoire, est à l'origine de son surnom, car il faut l'entendre uniquement au sens de bon au combat.
A ce chevalier non moins convaincu que son prédécesseur, il ne faut pas demander d'esprit politique. Impulsif, brutal, JEAN n'a rien de l'homme d'État.
Source : Gallica

Joseph Calmette Les rois de France... (1948)

Contraste saisissant cette fois entre le prédécesseur et le successeur. LOUIS avait oublié le passé de ce turbulent duc d'Orléans qu'il avait été au temps de la guerre folle. Tout le monde l'avait oublié. A ce roi qu'on eût dit « né vieux », suivant l'expression d'un historien, succède un roi paré de toutes les grâces de la jeunesse : un roi artiste, fringant, alerte; un roi avec qui la pompe et l'élégance remplacent l'austérité sévère et la morose économie. C'est FRANÇOIS Ier, le roi de la Renaissance, le plus représentatif peut-être des souverains de notre vieille monarchie.
Source : Gallica

Joseph Calmette Les rois de France... (1948)

SAINT LOUIS a été le roi de l'idéalisme. Avec PHILIPPE LE BEL et ses légistes, la royauté devient essentiellement réaliste. Le traité de 1259 semblait avoir pacifié les deux dynasties rivales, Capétiens et Plantagenets. Mais quel roi de France, s'il n'est un Saint, tiendrait pour durable un statut territorial qui laisse Bordeaux et tout le Sud-Ouest aux mains du monarque dont le siège est à Londres? Voyant Édouard Ier d'Angleterre immobilisé dans des guerres contre les Écossais et les Gallois, PHILIPPE reprend la politique agressive de PHILIPPE-AUGUSTE; il attaque la Guyenne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature